Les aquariophiles toujours aussi passionnés

Publié le vendredi 03 octobre 2008

 Les adhérents entourent leur président et leur trésorier.

Antonio Meira président de l'Aqua Club 08 a réuni les adhérents du club en assemblée générale. Au menu de la réunion les animations à venir et le bilan financier qui reste stable.
Actuellement c'est le discus une variété de poisson qui est au cœur des débats. Plusieurs jeunes aquariophiles tentent d'en faire l'élevage et échangent leurs connaissances. De nombreux aquariums sont à la disposition des adhérents pour leur permettre des expérimentations. Si le club qui existe depuis 1975 propose aussi le premier dimanche de chaque mois une bourse d'échanges interne au club, s'il organise des animations pour les membres à l'instar d'une soirée dansante, l'activité phare de l'association est l'organisation d'une bourse d'échange salle Nevers.
La prochaine aura lieu courant février. Le club envisage d'organiser en 2009 une conférence sur l'Amazonie. Tous les amateurs qui souhaitent expérimenter ou développer l'aquariophilie sont les bienvenus au club.

Bourse aux poissons : la Nature en miniature

Publié le vendredi 20 février 2009

Plusieurs milliers de personnes se pressent à la bourse aux poissons de l'Aqua-club chaque année.

Karen KUBENA

LE saviez-vous : pour que vos poissons amazoniens se « sentent comme des poissons dans l'eau » dans votre aquarium, il vous faudra aller chercher de l'eau à la fontaine de Bogny ?
Contrairement aux idées reçues, il ne suffit pas d'acheter aquarium, plantes, poissons, produits et d'installer le tout pour créer un bassin viable.
L'aquariophilie demande de la patience. « Un aquarium, ce n'est pas un meuble vivant, c'est des animaux avant tout », expliquent de concert Antonio Meira, président et Daniel Devoitinne, trésorier de l'association.
Pas question, par exemple, de faire cohabiter des poissons d'Afrique et d'Amazonie ? Non pas que ces petits poissons aient des tendances xénophobes. Non, chaque poisson a besoin d'une qualité d'eau particulière.
« Un aquarium, c'est la nature en miniature. Lorsqu'un bac est bien mené, les plantes poussent, explique Daniel Devoitinne. L'éclairage, la qualité de l'eau, le sol… c'est un vrai écosystème ». Naufrage assuré à celui qui jouerait les apprentis sorciers.

Créations paysagères
Par contre, chaque passionné est responsable de l'implantation paysagère de son bassin. Pour Antonio Meira, « l'idéal est de ne rien voir d'autre que des plantes et des poissons dans un aquarium, c'est-à-dire, tout ce qui est naturel. »
A chaque fois qu'un nouveau membre frappe à la porte du club, installé rue Pablo-Picasso, l'équipe de l'Aqua-club explique que la première chose à faire est de se documenter. D'ailleurs, livres et cassettes pédagogiques y sont disponibles. Un savoir apprécié par les « jeunes recrues » d'un club qui ne connaît pas la crise.
Plusieurs aquariophiles pointus ont dernièrement rejoint l'Aqua-club. Des chevronnés capables d'élever des discus (voir ci-contre) ou de créer des aquariums remplis d'eau de mer. De l'eau est passée sous les ponts depuis que les prémices de l'aquariophilie dans les Ardennes, début 1980, selon Antonio Meira.
Explosion des variétés disponibles
« Il y a 30 ans, on était limité à une dizaine de variétés » explique le président, qui possède un seul aquarium… mais mesurant plus de 4,5 m de long.
95 % des poissons qui se vendent sont des poissons d'élevage. À force de croisement, les poissons prennent des teintes multicolores, bien plus originales que celles qu'ils possèdent à l'état naturel.
Plus beaux, ils sont également devenus plus résistants : ce qui a permis le développement de ce loisir si particulier. « Il est désormais plus facile de faire de la reproduction avec des poissons nés en aquarium », annonce Daniel Devoitinne.
Des amateurs capables d'élever des dizaines de variétés de poissons seront donc présents dimanche, salle Nevers. Comme de coutume, l'ambiance sera bouillonnante entre 10 et 12 heures, car les passionnés ne prennent pas le risque de voir le poisson convoité leur glisser entre les doigts.
L'année passée 667 transactions avaient été enregistrées par le trésorier, représentant parfois jusqu'à 10 poissons. Il sera possible d'acquérir un poisson à partir de 1 euro.
De quoi faire naître des passions ? Peut-être ! « On n'a moins de travail avec un aquarium de 500l qu'avec un chat, mais c'est plus coûteux » prévient Antonio Meira.
P.G.
Bourse aux poissons, dimanche 22 février, de 10 à 17 heures, salle Nevers. Entrée gratuite.

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Cinq éleveurs de Discus

Les Discus, en forme de « disque » plat d'une vingtaine de centimètres, sont les princes des aquariums. Il s'agit d'un poisson majestueux originaire d'Amazonie, bougeant très peu dans les aquariums.
Ces poissons sont rares, car leur reproduction est difficile. Lors de la bourse dominicale de l'Aqua-club, cinq éleveurs amateurs proposeront cette variété de poisson. Les Discus peuvent être cédés dans une fourchette de prix oscillant entre 15 et 80 euros. Initialement gris/marron, ils se déclinent grâce à des manipulations génétiques dans une palette de couleurs étendue, allant du blanc aux couleurs de l'arc-en-ciel. Ils seront donc les stars de la bourse.
Mais n'oubliez pas que ces petits poissons vifs et acidulés sont des animaux et pas de simples éléments de décoration.

Les aquariophiles cherchent de l'oxygène

Publié le jeudi 21 février 2008

«ICI c'est un peu comme au café. On se retrouve, on peut boire un verre et discuter », commente le président du club d'aquariophilie carolo, Antonio Meira assis à la table du club. A côté de lui, le trésorier, Daniel Dewoitine, à la recherche du cychlide africain, feuillète un énorme bouquin où sont répertoriés des centaines de poissons. A une semaine de la traditionnelle bourse organisée salle de Nevers ce dimanche 24 février, tous deux sont inquiets.
Il y a quelques années, leurs cinquante-cinq aquariums (cent dix compartiments) étaient pleins longtemps à l'avance mais aujourd'hui « quinze jours avant, il y en avait à peine la moitié ».
De moins en moins d'animaleries
Dans le colimateur, la concurrence rémoise qui organisait une bourse le week-end précédent et aussi une évolution générale des moeurs qui touche l'ensemble des clubs.
Elle est loin l'exposition européenne de 1984 organisée au parc des expositions : « On avait fait plus de 50.000 entrées (en comptant les écoles). Il y a eu une véritable explosion de l'aquariophilie à cette époque. A cette période, les animaleries se sont développées. » Il y a une dizaine d'années, on en comptait encore trois en centre ville (place Nevers, cours Briand et avenue Leclerc). Mais à l'été 2007, Bricomarché et son rayon aquariophilie fermait ses portes et en 2008, c'est au tour de Florama à Villers-Semeuse. Ne reste qu'un magasin en périphérie (sur la route de Cliron).
« Un signe d'une baisse du nombre de passionnés », pour le président qui a vu le nombre d'adhérents baisser doucement de soixante à trente inscrits et pas toujours assidus aux permanences du club le jeudi soir (lire par ailleurs).
« Il y a une désaffection de l'aquariophilie », déplore Antonio Meira. Et de montrer du doigt les sites internet : « Au lieu de venir chercher des conseils auprès des clubs, les gens s'informent et achètent leurs poissons sur internet. Ils font des erreurs, perdent leurs poissons et leur argent. Et ils se découragent. »
Matériel de dépannage
Une aberration pour ces passionnés « chevronnés ou amateurs » qui se réunissent pour progresser en partageant leurs expériences, les échecs comme les réussites. « Nous pouvons aider les débutants (et moins débutants) grâce à de petites astuces à moindre coup. Il y a des règles simples. On n'a pas besoin d'utiliser de produits chimiques. » « Il faut simplement être patient et prendre le temps de mettre en place un écosystème », confirme Daniel Dewoitine.
Pour s'entraîner, le club dispose d'aquariums d'élevage au local pour les premières expériences. Des ouvrages sont aussi disponibles ainsi que des pièces de dépannage pour le matériel d'aquariophilie. A noter, que le club relance son aquaterrarium qui est à la disposition des passionnés de lézards.
Pour l'aquaclub 08 qui espère redynamiser ce loisir, la bourse aux poissons est l'occasion de revenir à l'objectif qu'il s'était donné à sa création en 1975 : « Servir au développement de l'aquariophilie ».
Et pour les amateurs, c'est le moment de prendre conseil et pourquoi pas d'adhérer au club.
Nathalie Diot
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Pratique

Bourse aux poissons, dimanche 24 février de 10 heures à 17 herues, salle de Nevers à Charleville-Mézières. Echange de poissons et de plantes d'aquarium. 4.400 litres d'eau, 110 aquariums, plus de 300 espèces et des milliers de petits poisson à acquérir.
Aqua-club 08 : 1-3 rue Pablo Picasso, 08000 Charleville-Mézières
Permanence : tous les jeudis de 18 à 20 heures et tous les premiers dimanches de chaque mois de 10 à 12 heures (horaires élastiques).
Tarifs : 23 € par an (droit d'inscription pour la première année de 13 €). Pour les étudiants : 24 € droit d'incription compris pour la première année puis 16 € par an.
Contact : répondeur au 03.24.37.38.48.
Ou bien, le président, Tonio Meira au 03.24.57.59.96. et le trésorier Daniel Dewoitine au 03.24.32.03.41.

Du monde à la bourse aquariophile

Publié le vendredi 29 février 2008

 Contrastant avec l'inquiétude du président de l'Aqua-club de Charleville-Mézières (notre édition du 21 février), il y avait foule à la salle de Nevers pour la traditionnelle bourse d'échanges de poissons et de plantes aquatiques.
Les passionnés ont été les premiers à franchir le seuil de la salle pour acquérir quelques espèces ou échanger avec les exposants. Au fil de la journée, ce furent ensuite les curieux qui se pressèrent dans la salle. Le beau temps incitant à la promenade, certains ont fait le détour pour venir voir, à l'image de Michel et Claudine : « Nous n'avons pas d'aquarium à la maison mais l'idée est en l'air depuis quelque temps. Nous avons passé près d'une heure pour apprendre et éviter de faire n'importe quoi », expliquent-ils.
Promouvoir l'aquariophilie, rencontrer des passionnés, renseigner utilement ceux qui ne savent pas sont les buts avoués de cette manifestation comme le rappelle Antonio Meira, le président.
Les visiteurs ont été comblés par la présence active des 29 exposants qui ont proposé à la vente des milliers de poisson ou plantes mais surtout ont apporté leurs connaissances au public. Dans un contexte moins favorable qu'il y a quelques années, les organisateurs pouvaient se rassurer, il reste encore des amateurs !

De tous les pH c’est l’ardennais que les poissons préfèrent

Publié le jeudi 24 mai 2007

 

« Les gens qui font de l’élevage cherchent les sources en rapport avec l’origine du poisson », explique le président de l’aquaclub de Charleville-Mézières, Antonio Meira. « À Bogny et à Rethel, on ne peut pas avoir les mêmes poissons sans trafiquer l’eau ».

Karen KUBENA/l'Union Reims

« DEUX fois par an, je prends ma remorque et je me rends à la vinaigrerie entre Bogny et Monthermé. C’est une fontaine à laquelle tout le monde a accès. Je prends 500 litres d’eau ». Voilà le rituel auquel se plie Antonio Meira, le président de l’aquaclub de Charleville-Mézières chaque année depuis qu’il s’est lancé dans l’élevage de poissons. Toute cette eau lui servira ensuite à remplir ses onze bacs d’élevage dont il changera quotidiennement 10 % du contenu. Mais pourquoi aller jusque dans la vallée pour cela au lieu de prendre tout simplement l’eau du robinet ?
Parce que l’eau de Villers-Semeuse où il vit ne convient pas à la reproduction des poissons. Elle est neutre et ne convient pas à des poissons comme le Discus, un des poissons « les plus difficiles » à élever car « le plus fragile ». Antonio Meira explique : « Si vous viviez dans une pièce très chaude ou très froide, vous vous sentiriez mal et vous n’auriez pas envie de vous reproduire ? Hé bien pour les poissons c’est la même chose ». Pour élever des poissons mieux vaut donc leur offrir un environnement adapté, à savoir une eau dont le pH corresponde à leur lieu de naissance. Et pour cela les Ardennes offrent des sources adaptées à tous les poissons du monde.
Nouzonville, Bogny-sur Meuse, Monthermé s’apparentent à l’Amazonie, tandis que Charleville-Mézières se rapproche de l’Asie voir de l’Amérique du Nord. De Poix-Terron à Rethel (et même jusqu’à Reims), on se retrouve plutôt en Afrique ! Inutile donc de prendre l’avion pour trouver l’eau idéale, la voiture suffit pour se rendre à la source (lire encadré).
Mais attention, le président prévient : « Une eau de source est plus dangereuse que l’eau du robinet. Il peut toujours y avoir un animal mort comme un renard à proximité. L’eau est alors polluée. »
Mieux vaut en fait utiliser l’eau du robinet et l’adapter à ses besoins quand c’est possible. Ainsi, pour rendre une eau alcaline, il suffit de prendre une eau neutre (pH 7) comme celle de Charleville-Mézières et d’ajouter une cuillère de sel marin, une fois par semaine. C’est ce que fait Antonio Meira pour ses cyclides africains. En revanche, pour le pH acide (6, celui de la vallée) il est plus simple d’aller se servir à la source car la transformation est beaucoup plus complexe. « Il y a même des Belges qui viennent ».
Pour plus de sécurité, il est encore nécessaire de vérifier l’état de l’eau régulièrement : nitrates, nitrites, sels minéraux, calcium et bien sûr taux de pH dans l’eau, car « le pH c’est la bonne santé de l’aquarium » et la condition sine qua non pour que petit poisson devienne grand.
Nathalie Diot
Club d’aquariophilie, permanence tous les jeudis et tous les premiers dimanches de chaque mois. 03.24.37.28.48.